Presse en Alsace et SNN (Straßburger Neueste Nachrichten)
Le support de propagande n’est pas accessoire. Il contraint les contenus du discours et commande les usages que l’on peut en faire. Le mode de transport, la censure et la réception conditionnent aussi le texte[1]. La presse reprend son activité avec de profondes modifications. Seuls trois quotidiens subsistent dont les Neuesten Nachrichten (Dernières Nouvelles de Strasbourg)[2]. Ils sont rédigés par des Allemands ou par des Alsaciens fanatiques. Les articles de fond (politique etc…) sont identiques, les instructions arrivent du Bureau de la presse, à Berlin, organe du ministère du docteur Goebbels. En Alsace, on peut lire toute la presse imprimée en Allemagne. Tous les journaux sous influence allemande sont mis en évidence dans les kiosques[3]. Ceci souligne aussi la part importante de la langue en provenance du Reich au sein même du discours alsacien.
[1] Dominique Maingenau, Analyser les textes de communication, p. 53 à 59
[2] P. Rigoulot, L’Alsace-Lorraine pendant la guerre 1939-1945, p. 35.
[3] Henri Amouroux, La France contemporaine, p. 607

0 Comments:
Post a Comment
<< Home